Compresser les photos RAW d'appareil photo pour économiser l'espace disque

Introduction

Vous shootez en RAW avec votre reflex ou votre hybride, parce que la qualité est incomparable pour la retouche. Le problème, c'est que chaque RAW pèse 30 à 60 Mo, donc une séance de 500 photos bouffe 20 à 30 Go de disque. Au bout d'un an, votre disque extérieur déborde, et vous ne retouchez jamais 95 pour cent de ces RAW. La solution, c'est de compresser les photos RAW d'appareil photo pour économiser l'espace disque, en convertissant les prises non gardées en JPG légers, tout en conservant les RAW des meilleures pour la retouche. Dans ce guide, on voit comment faire ce tri et cette compression en un lot.

Pourquoi ça arrive

Les fichiers RAW ne sont pas vraiment des images finies, ce sont les données brutes du capteur, ce qui explique leur poids énorme. Chaque fabricant utilise son format propriétaire, CR2 ou CR3 chez Canon, NEF chez Nikon, ARW chez Sony, et ces fichiers pèsent 30 à 60 Mo chacun. Une séance de mariage de 800 photos représente 30 à 40 Go, et un an de shooting remplit un disque de 4 To avant que vous ne vous en rendiez compte. Le problème, c'est que 95 pour cent de ces RAW ne seront jamais retouchés, ils servent d'archive au cas où. Les garder en RAW sur le disque principal bouffe de l'espace pour rien. La solution, c'est de trier les prises : garder les RAW des meilleures pour la retouche, et convertir le reste en JPG léger pour l'archive. Un JPG haute qualité pèse 5 à 10 Mo contre 50 Mo pour un RAW, donc on divise le poids par 5 à 10 sur les prises non gardées.

3 solutions

Solution 1 : Convertir les RAW non gardés en JPG par lot. Le compresseur par lot de piczen convertit les RAW en JPG haute qualité, ce qui divise le poids par 5 à 10 sur les prises d'archive.

Solution 2 : Convertir en JPG et garder les RAW sur un disque froid. Pour les prises non gardées, convertissez en JPG pour l'archive chaude, et gardez les RAW sur un disque froid hors ligne pour le cas où.

Solution 3 : Supprimer les RAW non gardés après conversion. Pour les prises ratées, convertissez en JPG pour confirmation, puis supprimez les RAW. Radical mais libère le plus d'espace.

Guide étape par étape

Après une séance, importez les RAW dans votre logiciel de tri, Lightroom, Capture One ou l'appli du fabricant. Faites un premier tri : marquez les meilleures prises à garder en RAW pour la retouche, et laissez le reste en prises d'archive. Exportez ou copiez les RAW non gardés dans un dossier séparé. Ouvrez le navigateur et chargez l'outil de compression par lot. Glissez le dossier de RAW non gardés sur la page. Réglez le format de sortie en JPG et la qualité à 85 pour cent, ce qui garde une qualité exploitable pour un usage futur. Fixez le plus grand côté à 2560 pixels, suffisant pour un usage web ou un tirage petit format. Cliquez sur Compresser et laissez le lot tourner. Pour 500 RAW, ça prend une dizaine de minutes selon votre machine. Téléchargez le zip, décompressez-le, et vous avez un dossier de JPG qui pèse 5 à 10 fois moins lourd que les RAW. Archivez les JPG sur votre disque principal, et déplacez les RAW correspondants sur un disque froid hors ligne ou supprimez-les. Gardez les RAW des meilleures prises sur le disque principal pour la retouche.

Avantages et inconvénients

Compresser les RAW non gardés en JPG est le meilleur moyen d'économiser l'espace disque sans perdre la marge de retouche sur les meilleures prises. L'avantage, c'est qu'on divise le poids par 5 à 10 sur 95 pour cent des prises, donc le disque principal respire. Les JPG d'archive restent exploitables pour un usage web ou un petit tirage, donc on ne perd rien d'utile. La contrepartie, c'est qu'on perd la marge d'édition du RAW sur les prises non gardées, donc si un jour on veut retoucher une de ces prises, on est limité au JPG. Pour les prises vraiment ratées, supprimer les RAW après conversion libère encore plus d'espace. Pour les prises d'archive, garder les RAW sur un disque froid hors ligne est le bon compromis : on libère le disque principal sans perdre les RAW au cas où. Pour un photographe régulier, ce flux de tri et de compression est indispensable pour gérer le stockage.